Shaper of the month – Boarder line skateboard

Shaper of the month – Boarder line skateboard

1- Peux-tu te présenter? Que fais-tu dans la vie?

Je m’appelle Enji Wadel et j’ai 44 ans. Je suis actuellement en « reconversion » comme on dit. Acrobate circassien depuis tout petit, j’ai roulé ma bosse un peu partout avec notre cirque « La Compagnie Le Filet d’Air » créé avec Isa ma femme en 1999.

Funambule, monteur de chapiteau, Musicien de jazz Manouche, mécanicien parfois, ce métier m’a permis de toucher un peu à tout et surtout de développer le sens de la « bidouille » quand il y a un problème…
The show must go on !

skate Boarder-line

2- Quand as-tu commencé à fabriquer des planches de skate?

Mino j’étais un vrai casse-cou, tout y est passé bmx, roller, skate…
Tant qu’il y avait de la grosse pente, j’étais partant !

Puis le temps a passé et c’est à travers le fil que j’ai canalisé ce besoin d’adrénaline.

Habitant dans les alpes et lassé des saisons de plus en plus courtes de Snow, nous nous sommes mis au longboard avec mon fiston Nino.

De fil en aiguille, nous avons commencé à bidouiller des planches, à en récupérer, à couper du CP pour tester différents Shapes ….
C’était partis, on était pris par la passion du skate !

3- Comment as-tu appris à fabriquer un skate?

C’est la rencontre il y a deux ans avec Christophe Stagnetto de Made in Alpes Skateboard qui a été une révélation pour moi.

Je l’ai accueilli en tant que régisseur sur le festival Festi’Street organisé par nos ados du Trièves et Christophe était en démo Shape avec Made in Alpes.

Nous avons passé la journée à papoter skate, il m’a montré les TAP, a pris le temps de tout m’expliquer.

Trois semaines plus tard, j’avais mon premier kit Bambora série de Roarockit.

 Je n’ai jamais suivi de stage ou autre, je suis observateur et surtout un obstiné !

Je cherche beaucoup, je fais des erreurs, de belles découvertes et petit à petit je me retrouve à fabriquer de plus en plus de planche de meilleurs qualités…. Ça progresse continuellement, il faut juste rien lâcher !

4- Avec quoi les fabriques-tu ?

Ca se passe en trois étapes :

1 – Conception d’un prototype avec la technique TAP et moule en polystyrène.

2 – Une fois le concave et le cambre trouvé, réalisation d’un moule en bois.

3 – Production, à l’aide d’une presse mécanique par bride, d’une micro série de 10 planches max.

Je travaille actuellement sur la réalisation d’une presse hydraulique pour moule béton qui verra le jour début 2021 et qui devrait accélérer le processus de fabrication.
Il faut compter actuellement environ 1 mois entre la conception et la réalisation d’un nouveau modèle.

Je fabrique aussi des couteaux que je monte avec des plaquettes en skate recyclé où mieux avec mes chutes de bois.
Je fais surtout un modèle dérivé de greffoir que j’ai appelé « Le Grippoire » un tool qui facilite la pose du grip et qui marche aussi très bien pour les pizz’s pendant les sessions !

5- Comment Roarockit t’aide dans la réalisation de ses planches?

La TAP est un outil indispensable pour réaliser facilement des protos.

De par sa simplicité d’utilisation, on peut modifier rapidement les moules, de chercher les bonnes formes, taille ect…

J’utilise aussi beaucoup la TAP pour presser différents objets que je fabrique avec les chutes de bois (plaquette pour les montages de couteaux, médiators de guitare, jeux en bois ect…)

Il y a aussi les outils qui facilitent la vie, le petit racloir qui va bien pour finir les arrondit, le rockitruler, règles à dessins

6- Quels matériaux utilises-tu?

J’utilise pour tous mes travaux l’érable canadien de Roarockit qui est d’une super qualité. C’est un vrai plaisir que de travailler sur des matériaux super clean.
J’adore les plis de couleurs et les différents changements de teinte que le bois prend selon les étapes de travail ( brut, ponçage, vernissage…)

7- Quels sont tes projets futurs?

Revenir à l’itinérance en étant présent sur les skate-parks, contests, manifs sportives etc… Avec une Caravane-scène que nous utilisions pour nos spectacles que je vais retaper cet hiver pour en faire un Skateshop Mobile.

L’idée serait de ne distribuer que des planches de Shapers Indépendants et d’avoir un atelier « dépanne » ou les riders pourraient retaper la casse du jour avec du matos récupéré ici et là.

D’ailleurs si ça branche des gens, n’hésitez pas à me contacter, plus on de fous plus on rit…

8- Où peut-on te retrouver et acheter tes boards?

On peut retrouver mes planches et autres objets dérivés en Skateshop chez ” target=”_blank” rel=”noreferrer noopener”> Grenoble et Atmosphère à Gap.

Vous pouvez bien sûr passer à l’atelier si vous êtes dans le coin.

560 routes des oubérous 26620 Lus La Croix Haute

Sinon il y a les réseaux sociaux @boarder.line.skateboard pour Instagram et Boarder Line Skateboard sur Facebook.

Un site internet est en construction.

9- Tu as carte libre pour ta dernière question. (remerciements, dictons ….?)

Merci à Béber pour la vielle Kity, à Bernard pour son rouleau ponceur et  ses conseils en ébénisterie, à l’atelier LET et Laurenz pour le montage des couteaux, à phil pour le log, à polo pour le futur site à mes voisins pour certaines illustrations et surtout aux Riders qui me font confiance.

Un gros big up à la famille, aux potes, et aux gens de mon village qui me soutiennent.

 C’est incroyable de voir que lorsque l’on gratte un peu, que l’on fouille, que l’on s’intéresse aux autres, beaucoup de portes s’ouvrent.
Il faut juste être patient …

Shaper of the month : David Zuber

Shaper of the month : David Zuber

Today, we would like to introduce David Zuber, skater, designer and builder.

Photo by: Caroline Krajcir.

Following several email exchanges, David sent us some images and details of a school project he had been working on. His project intrigued us, so we wanted to find out more…

“I started Skateboarding when I was about 11 years old. Now I’m 27 and it is still a big part of my life.

Without realizing, skateboarding introduced me to the creative aspects of life like Illustration, photography, product design and gave me a kind of outside the box thinking on the way.

Of course, I have never been the best in school but finally I’ll start my studies in product design this month – thanks to skateboarding for all of this. “

1 – You recently built a very neat school project, can you tell us a bit about this ?

“This was a three and a half weeks project at the ZHDK in Zurich. The topic was up to us and we could work quite freely.

My mind is a mess and I usually jump from idea to idea and try to figured out a lot of different things in one project.

The Goal was to make a customizable nightstand but as always, the process is the destination.

I started with a LEGO grid went over child wood puzzles, created a body in cinema 4D that moves depending on what kind of object (Things usually found on your nightstand) is falling on to it so I can create depth out of a two-dimensional plate.

At the end I ended up cutting the Roarockit veneer by laser cutter and layering them up.

I tried to figure out a way to get loose of the two-dimensional surface and create a customizable mini table.” 

2 – You used Roarockit material to do so, how do you find it so far and how did it come into play with your project ?

“I realized if I want to go into depth, I need to have a material to push the depth even further. So Lucky I skate and know that skateboards are made out of thin and colorful veneer to gain even more depth.

Since my mind never stops, I had to do something with the leftovers and created an induction charge, a lamp and so on. For my this was the biggest satisfaction during the whole project.”

Working with the Roarokit material was very interesting it gives you a lot of opportunities and you even discover a lot more during the process. One of the more interesting methods was bending the wood to give it a new shape without using glue.”

3 – You also recycle old skateboards, when did you start this project and what does it involve ?

“The first project I ever made was around 2014. After this I teamed up with some one of our skate group who was interested to work together on the same topic.

The main point is to simply recycle old skateboards. After a long time, we figured out how we can build bigger plates to create tables and furniture.

We always try to push the material to the limit and use it differently. We now also create bowls and are working on some smaller goods to finally put it on our web shop that should come soon.

But still my favorite thing to do is figuring out things and make up crazy concepts in my mind.”

Caroline Krajcir Fotografie

4 – Any future projects in mind ?

“OOOh yes my mind and notebooks are full of them.

I just made a concept to use some more Roarokit material but we first have to finish a 2.8×1.1 meter Table haha.”

Instagram: @waerchi_nr8

5 – Any comment, special thanks or favorite saying you would like to add ?

“Boys and girls keep skating and remember to always leave the skateparks and spots clean from trash.

To the Roarokit team, keep making this great material and keep the community up.

@Solothurn, it is finally time to give us a skatepark!!!

A big THX to my Teammate I know it isn’t always easy to work with me.

THX to all my skate friends and supporters of our wärch-Nr.8

THX @ Caroline Krajcir Who took the pictures of our Workshop

And of course, THX to my family and my girlfriend who are always supporting my!”

Follow and see more of David’s work on his instagram page. 

Shaper Of The Month – Yaxxine

Shaper Of The Month – Yaxxine

  • Commençons par une présentation de notre “Shaper of the month”. D’où viens-tu ? Quel âge as-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Tes passions ?  

Je m’appelle Yassine Alioualla, je suis originaire du Maroc où j’ai grandi, étudié et travaillé jusqu’à l’âge de 27 ans. Je vis à Toulouse depuis 9 ans et je travaille en tant que professeur de graphisme 3D et artiste 3D pour les jeux vidéo et le cinéma d’animation. Passionné de glisse depuis tout jeune, mais depuis quelques années, je me suis consacré au Surfskate et au Surf. Je suis aussi créateur de contenu Instagram sous ne nom de Yaxxine. Et enfin, en 2019, j’ai créé la première marque française de deck spécialement conçus pour le surfskate, Flatdays Boards, grâce au Pro Kit de Roarockit.

  • Qu’est-ce que le surfskate ?

Le Surfskate est une discipline qui a été créé par des californiens durant les années 90, pour s’approcher au mieux des sensation du surf. Le surfskate est souvent connu par des trucks avant singuliers, qui ajoutent le plus souvent une articulation supplémentaire afin de libérer le mouvement de l’avant de la planche, tandis que l’arrière garde des trucks classiques plus rigides un peu comme des dérives.

  • Depuis combien de temps as-tu commencé le travail du bois ? Connais-tu ce savoir-faire depuis longtemps ?

Mon grand père est menuisier. Dès l’âge de 10 ans,mes parents me forçaient un peu à y aller pour apprendre un métier manuel. C’est un peu la tradition dans la famille. J’y passais donc une grande partie de mes vacances scolaires. Ayant pris goût au travail du bois, j’ai fini par rejoindre mes oncles qui sont ébénistes en ajoutant une dimension numérique à leur travail. Ce qui m’a permis de faire le lien entre le monde manuel du bois, et le monde de la création digitale.

Quel est ta relation avec le bois Canadien ? Est-ce une nouveauté pour toi de travailler  ce type de bois ?

Le bois canadien est un excellent matériaux pour faire des skateboards. Sa durabilité est exemplaire, et il est très facile à replanter. Ce qui en fait une ressource quasi inépuisable. C’est donc bon pour lécologie.

Comment as-tu choisi le nom “Flatdays Boards” ? A-t-il une signification particulière ? Une histoire ?

Le surfskate est un complément devenu indispensable au surf, c’est pour cette raison qu’on essaie de s’entraîner dès que possible, par exemple durant les flat days, littéralement en anglais : jours plats, le nom qu’on donne aux jours où il n’y a pas de vagues. Du coup, quand c’est un flat day, on sort sa Flatdays Board. “wink wink”.

  • Utilises-tu les technologies Roarockit ? Te sont-elles utiles au quotidien ?

J’utilise le Pro Kit qui me permet une liberté et une rapidité de création incommensurables. Le fait de pouvoir shaper son moule en moins d’une heure, et pouvoir le réutiliser des dizaines de fois est révolutionnaire. Cela dit, chaque moule réalisé a nécessité plusieurs semaines de conception.

Après plusieurs années de ride, et une collection conséquente de boards, j’ai commencé à rechercher des caractéristiques bien précises sur les planches. Malheureusement, il est quasi impossible de trouver tout ce qu’on recherche dans une planche d’usine. J’ai commencé à m’informer sur la création de moule en bois. Je me suis très vite rendu compte que ça demandait énormément de temps de conception et de réalisation, et aussi de place de stockage. Je suis tombé par hasard Sur les vidéo de Marcel et Nico, et ça a changé ma vie.

  • Tu es également professeur en 3D et design. As-tu utilisé ton savoir faire/logiciels pour t’aider à créer ta board custom ?

Avant de commencer directement à shaper, j’ai passé plusieurs semaines à développer mon premier shape. Tout d’abord en 2D, sur Illustrator, puis en 3D sur 3D Studio Max (un logiciel de création en 3 dimensions). Cela m’a permis de faire un nombre important d’itérations, avant de bloquer un shape de base. L’intérêt est de visualiser dans un espace virtuel, le shape et ses caractéristiques : Wheelbase, concave, kick, nose, wheel wells etc.

Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Quels sont tes futurs projets ?

Pour l’instant, j’ai quelques commandes en cours de certains passionnés de surfskate. Plus tard, mon objectif est d’aider à démocratiser la discipline encore méconnue, malgré une popularité de plus en plus importante.

  • Un dernier commentaire ou une spéciale dédicace ? Vas-y c’est ton moment !

Je voudrais remercier ma femme qui me soutient depuis le début de l’aventure. En tant que créateur de contenu instagram, avoir une aussi talentueuse photographe sous la main et une bénédiction.