Shaper of the month – Boarder line skateboard

Shaper of the month – Boarder line skateboard

1- Peux-tu te présenter? Que fais-tu dans la vie?

Je m’appelle Enji Wadel et j’ai 44 ans. Je suis actuellement en « reconversion » comme on dit. Acrobate circassien depuis tout petit, j’ai roulé ma bosse un peu partout avec notre cirque « La Compagnie Le Filet d’Air » créé avec Isa ma femme en 1999.

Funambule, monteur de chapiteau, Musicien de jazz Manouche, mécanicien parfois, ce métier m’a permis de toucher un peu à tout et surtout de développer le sens de la « bidouille » quand il y a un problème…
The show must go on !

skate Boarder-line

2- Quand as-tu commencé à fabriquer des planches de skate?

Mino j’étais un vrai casse-cou, tout y est passé bmx, roller, skate…
Tant qu’il y avait de la grosse pente, j’étais partant !

Puis le temps a passé et c’est à travers le fil que j’ai canalisé ce besoin d’adrénaline.

Habitant dans les alpes et lassé des saisons de plus en plus courtes de Snow, nous nous sommes mis au longboard avec mon fiston Nino.

De fil en aiguille, nous avons commencé à bidouiller des planches, à en récupérer, à couper du CP pour tester différents Shapes ….
C’était partis, on était pris par la passion du skate !

3- Comment as-tu appris à fabriquer un skate?

C’est la rencontre il y a deux ans avec Christophe Stagnetto de Made in Alpes Skateboard qui a été une révélation pour moi.

Je l’ai accueilli en tant que régisseur sur le festival Festi’Street organisé par nos ados du Trièves et Christophe était en démo Shape avec Made in Alpes.

Nous avons passé la journée à papoter skate, il m’a montré les TAP, a pris le temps de tout m’expliquer.

Trois semaines plus tard, j’avais mon premier kit Bambora série de Roarockit.

 Je n’ai jamais suivi de stage ou autre, je suis observateur et surtout un obstiné !

Je cherche beaucoup, je fais des erreurs, de belles découvertes et petit à petit je me retrouve à fabriquer de plus en plus de planche de meilleurs qualités…. Ça progresse continuellement, il faut juste rien lâcher !

4- Avec quoi les fabriques-tu ?

Ca se passe en trois étapes :

1 – Conception d’un prototype avec la technique TAP et moule en polystyrène.

2 – Une fois le concave et le cambre trouvé, réalisation d’un moule en bois.

3 – Production, à l’aide d’une presse mécanique par bride, d’une micro série de 10 planches max.

Je travaille actuellement sur la réalisation d’une presse hydraulique pour moule béton qui verra le jour début 2021 et qui devrait accélérer le processus de fabrication.
Il faut compter actuellement environ 1 mois entre la conception et la réalisation d’un nouveau modèle.

Je fabrique aussi des couteaux que je monte avec des plaquettes en skate recyclé où mieux avec mes chutes de bois.
Je fais surtout un modèle dérivé de greffoir que j’ai appelé « Le Grippoire » un tool qui facilite la pose du grip et qui marche aussi très bien pour les pizz’s pendant les sessions !

5- Comment Roarockit t’aide dans la réalisation de ses planches?

La TAP est un outil indispensable pour réaliser facilement des protos.

De par sa simplicité d’utilisation, on peut modifier rapidement les moules, de chercher les bonnes formes, taille ect…

J’utilise aussi beaucoup la TAP pour presser différents objets que je fabrique avec les chutes de bois (plaquette pour les montages de couteaux, médiators de guitare, jeux en bois ect…)

Il y a aussi les outils qui facilitent la vie, le petit racloir qui va bien pour finir les arrondit, le rockitruler, règles à dessins

6- Quels matériaux utilises-tu?

J’utilise pour tous mes travaux l’érable canadien de Roarockit qui est d’une super qualité. C’est un vrai plaisir que de travailler sur des matériaux super clean.
J’adore les plis de couleurs et les différents changements de teinte que le bois prend selon les étapes de travail ( brut, ponçage, vernissage…)

7- Quels sont tes projets futurs?

Revenir à l’itinérance en étant présent sur les skate-parks, contests, manifs sportives etc… Avec une Caravane-scène que nous utilisions pour nos spectacles que je vais retaper cet hiver pour en faire un Skateshop Mobile.

L’idée serait de ne distribuer que des planches de Shapers Indépendants et d’avoir un atelier « dépanne » ou les riders pourraient retaper la casse du jour avec du matos récupéré ici et là.

D’ailleurs si ça branche des gens, n’hésitez pas à me contacter, plus on de fous plus on rit…

8- Où peut-on te retrouver et acheter tes boards?

On peut retrouver mes planches et autres objets dérivés en Skateshop chez ” target=”_blank” rel=”noreferrer noopener”> Grenoble et Atmosphère à Gap.

Vous pouvez bien sûr passer à l’atelier si vous êtes dans le coin.

560 routes des oubérous 26620 Lus La Croix Haute

Sinon il y a les réseaux sociaux @boarder.line.skateboard pour Instagram et Boarder Line Skateboard sur Facebook.

Un site internet est en construction.

9- Tu as carte libre pour ta dernière question. (remerciements, dictons ….?)

Merci à Béber pour la vielle Kity, à Bernard pour son rouleau ponceur et  ses conseils en ébénisterie, à l’atelier LET et Laurenz pour le montage des couteaux, à phil pour le log, à polo pour le futur site à mes voisins pour certaines illustrations et surtout aux Riders qui me font confiance.

Un gros big up à la famille, aux potes, et aux gens de mon village qui me soutiennent.

 C’est incroyable de voir que lorsque l’on gratte un peu, que l’on fouille, que l’on s’intéresse aux autres, beaucoup de portes s’ouvrent.
Il faut juste être patient …

Shaper of the month : Antoine Huber

Shaper of the month : Antoine Huber

Salut Antoine, 


1- Peux-tu nous faire une petite présentation de toi, d’où tu viens, quel âge tu as, où tu habites.. ?

Je m’appelle Antoine , je suis un jeune skateur de 16 ans de Gex , une petite ville française près de Genève . Je suis passionné de skate et de bricolage , l’association logique a été de fabriquer des planches de skate dans mon garage.



2- Tu as lancé ta propre marque de planches fait main, quand as-tu commencé ce projet et pourquoi ? 

J’ai lancé ce projet fin août 2019 , après la fabrication d’une première board pendant l’été . J’ai tout de suite adoré faire ça et je me suis décidé après avoir tester ma 1ere board . J’ai donc créer un compte Instagram @rippersskateboards qui comptabilise aujourd’hui 459 abonnés . Vous pouvez bien sûr vous y abonner , je poste une fois par semaine minimum ! 


3- Quelles sont les spécificités de tes planches ?

Mes boards sont toutes faites de 7 plis d’érable canadien croisés pour leur garantir une solidité satisfaisante . Je fais toutes les tailles de street en dessous de 8,6 pouces .

Chaque planche est signée à la main , sur le dessus , de la date de fabrication et du numéro de série . Certaines de mes planches sont de couleurs , d’autres sont nudes ou personnalisées par les acheteurs au Poska . Evidement , mes planches ne sont pas des pros models et sont imparfaites . Cependant , je trouve que chaque planche est mieux réussie que celle qui l’a précédée . 


4- Utilises-tu les technologies Roarockit ? Te sont-elles utiles au quotidien ?

J’utilise la Thin Air Press de Roarockit pour presser les plis . Cette presse est géniale , elle allie simplicité et efficacité . Je n’ai quasiment jamais eu de problème , excepté une déchirure que j’ai pu facilement réparé . Les matières premières , l’érable canadien et la colle sont eux aussi achetés sur le site de Roarockit .


6- Quelles types de finitions fais-tu sur les planches ?

Chaque planche RIPPERS est vernie avec du vernis à bois d’extérieur par dessus plusieurs types de finition :

-Nude , pour les minimalistes ou les artistes 

-Marquée du logo RIPPERS

-De couleur

Le vernis protège la board de l’eau et de la poussière , cependant comme toutes les boards , les slides laisseront des marques . Mais pour moi ces marques sont importantes , elles montrent que vous skatez vraiment .


7- As-tu une type de planche préféré et pourquoi ?

Je roule quasiment qu’avec des boards de street entre 8,25 et 8,5 car je trouve ces boards extrèment stables , solides et agréable à skater . C’est aussi le meilleur type de planche pour le bowl .


8- Des futurs projets, types de planches en vues ?

Mon projet actuel est de développer RIPPPERS en posant une partie des boards dans les skateshops alentours en dépôt-vente . Vous pouvez d’ailleurs m’y aider en vous abonnant à mon compte Instagram cité plus haut . 

Je vais bientôt lancer des planches old-schools , et une nouvelle taille de cruiser . Restez connectés !


9- Des remerciements, dédicaces, dictons préférés ?

GO HARD OR GO HOME

Instagram: Rippersskateboards et Roarockit Skateboard Europe

Shaper Of The Month – Yaxxine

Shaper Of The Month – Yaxxine

  • Commençons par une présentation de notre “Shaper of the month”. D’où viens-tu ? Quel âge as-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Tes passions ?  

Je m’appelle Yassine Alioualla, je suis originaire du Maroc où j’ai grandi, étudié et travaillé jusqu’à l’âge de 27 ans. Je vis à Toulouse depuis 9 ans et je travaille en tant que professeur de graphisme 3D et artiste 3D pour les jeux vidéo et le cinéma d’animation. Passionné de glisse depuis tout jeune, mais depuis quelques années, je me suis consacré au Surfskate et au Surf. Je suis aussi créateur de contenu Instagram sous ne nom de Yaxxine. Et enfin, en 2019, j’ai créé la première marque française de deck spécialement conçus pour le surfskate, Flatdays Boards, grâce au Pro Kit de Roarockit.

  • Qu’est-ce que le surfskate ?

Le Surfskate est une discipline qui a été créé par des californiens durant les années 90, pour s’approcher au mieux des sensation du surf. Le surfskate est souvent connu par des trucks avant singuliers, qui ajoutent le plus souvent une articulation supplémentaire afin de libérer le mouvement de l’avant de la planche, tandis que l’arrière garde des trucks classiques plus rigides un peu comme des dérives.

  • Depuis combien de temps as-tu commencé le travail du bois ? Connais-tu ce savoir-faire depuis longtemps ?

Mon grand père est menuisier. Dès l’âge de 10 ans,mes parents me forçaient un peu à y aller pour apprendre un métier manuel. C’est un peu la tradition dans la famille. J’y passais donc une grande partie de mes vacances scolaires. Ayant pris goût au travail du bois, j’ai fini par rejoindre mes oncles qui sont ébénistes en ajoutant une dimension numérique à leur travail. Ce qui m’a permis de faire le lien entre le monde manuel du bois, et le monde de la création digitale.

Quel est ta relation avec le bois Canadien ? Est-ce une nouveauté pour toi de travailler  ce type de bois ?

Le bois canadien est un excellent matériaux pour faire des skateboards. Sa durabilité est exemplaire, et il est très facile à replanter. Ce qui en fait une ressource quasi inépuisable. C’est donc bon pour lécologie.

Comment as-tu choisi le nom “Flatdays Boards” ? A-t-il une signification particulière ? Une histoire ?

Le surfskate est un complément devenu indispensable au surf, c’est pour cette raison qu’on essaie de s’entraîner dès que possible, par exemple durant les flat days, littéralement en anglais : jours plats, le nom qu’on donne aux jours où il n’y a pas de vagues. Du coup, quand c’est un flat day, on sort sa Flatdays Board. “wink wink”.

  • Utilises-tu les technologies Roarockit ? Te sont-elles utiles au quotidien ?

J’utilise le Pro Kit qui me permet une liberté et une rapidité de création incommensurables. Le fait de pouvoir shaper son moule en moins d’une heure, et pouvoir le réutiliser des dizaines de fois est révolutionnaire. Cela dit, chaque moule réalisé a nécessité plusieurs semaines de conception.

Après plusieurs années de ride, et une collection conséquente de boards, j’ai commencé à rechercher des caractéristiques bien précises sur les planches. Malheureusement, il est quasi impossible de trouver tout ce qu’on recherche dans une planche d’usine. J’ai commencé à m’informer sur la création de moule en bois. Je me suis très vite rendu compte que ça demandait énormément de temps de conception et de réalisation, et aussi de place de stockage. Je suis tombé par hasard Sur les vidéo de Marcel et Nico, et ça a changé ma vie.

  • Tu es également professeur en 3D et design. As-tu utilisé ton savoir faire/logiciels pour t’aider à créer ta board custom ?

Avant de commencer directement à shaper, j’ai passé plusieurs semaines à développer mon premier shape. Tout d’abord en 2D, sur Illustrator, puis en 3D sur 3D Studio Max (un logiciel de création en 3 dimensions). Cela m’a permis de faire un nombre important d’itérations, avant de bloquer un shape de base. L’intérêt est de visualiser dans un espace virtuel, le shape et ses caractéristiques : Wheelbase, concave, kick, nose, wheel wells etc.

Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Quels sont tes futurs projets ?

Pour l’instant, j’ai quelques commandes en cours de certains passionnés de surfskate. Plus tard, mon objectif est d’aider à démocratiser la discipline encore méconnue, malgré une popularité de plus en plus importante.

  • Un dernier commentaire ou une spéciale dédicace ? Vas-y c’est ton moment !

Je voudrais remercier ma femme qui me soutient depuis le début de l’aventure. En tant que créateur de contenu instagram, avoir une aussi talentueuse photographe sous la main et une bénédiction.

Shaper of the Month – MojoBoxGuitars

Shaper of the Month – MojoBoxGuitars

Nous continuons notre tour du monde incroyable des Shaper Roarockit. Et comme vous le savez, nos kits ne servent pas qu’à fabriquer des skate. Alors après avoir découvert Aled sur notre page instagram , fabricant de stylos avec nos chutes de matières premières, c’est au tour de MojoBoxGuitars alias Pierre Marc Martelli qui utilise la technologie Roarockit pour fabriquer des guitares absolument sublimes. Nous vous souhaitons une belle découverte 🙂

 

Commençons par une présentation de notre “Shaper of the month”. D’où viens-tu ? Quel âge as-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Tes passions ?

J’ai 56 ans. Je suis méditerranéen et mes racines sont ici, même si j’ai passé mon enfance en région parisienne. La lutherie est ma seconde vie professionnelle, car j’ai travaillé pendant une trentaine d’années dans le Design graphique et l’illustration. J’ai commencé par bricoler mes propres guitares, puis celles des copains, puis j’ai construit une Archtop Jazz – un peu le summum de la lutherie guitare : une révélation ! J’étais complètement envoûté : je ne pensais plus qu’à ça, au bois, au son, aux formes… Ça ne m’a jamais quitté, je m’endors en pensant Guitare et j’y pense toute la journée ! J’ai réalisé un rêve, avec le sentiment que tout ce que j’ai fait précédemment n’était que le préambule d’aujourd’hui. Bref, c’est le pied…

Depuis combien de temps as-tu commencé le travail du bois ? Connais-tu ce savoir-faire depuis longtemps ?

Je ne connaissais quasiment rien au bois avant de me passionner pour la lutherie, mais c’est une matière avec laquelle j’ai été instantanément en connexion. Travailler le bois ne m’a jamais semblé compliqué – même s’il faut savoir apprivoiser certaines essences. Maintenant, il m’arrive fréquemment de regarder un arbre ou un meuble en y voyant les guitares qu’il contient ! Et j’ai plaisir à retrouver certains arbres comme on retrouve de vieux copains.

Comment en es-tu arrivé à fabriquer des guitares ?

Pour être luthier, il faut à mon avis trois qualités : aimer la musique, aimer le bois et aimer les musiciens. C’était mon cas. La lutherie m’a aussi enseigné quelques vertus comme la patience, l’écoute (du client guitariste) ou encore l’humilité face aux inévitables erreurs, car je ne connais pas d’artisan qui n’en fait pas, il y a tellement de compétences à maîtriser. Construire des instruments est complexe, incertain, parfois frustrant. Mais la plupart du temps, c’est puissamment gratifiant ! Aujourd’hui, je ne vois vraiment pas ce que pourrais faire d’autre…

 

 

Quel sorte de bois utilises-tu pour fabriquer tes guitares ?

On distingue les bois de la lutherie acoustique et ceux de la lutherie électrique. Mais ils ont en commun d’être des bois de « raisonnance » : Les épicéas, Red Cedar, palissandre, acajou, ébène sont des bois traditionnellement utilisés dans la lutherie acoustique. Le frêne, le tilleul, le noyer, l’érable sont davantage choisis pour les électriques, car il faut combiner leurs qualités acoustiques et mécaniques. Mais je cherche sans cesse de nouvelles essences à essayer… Ou d’autres matériaux.

Comment as-tu choisi le nom “MojoBoxGuitars” ? A-t-il une signification particulière ? Une histoire ? 

Ahh, bonne question ! Le Mojo est une qualité et… Un truc intraduisible ! Le Mojo est au musicien ce que le Groove ou le Swing sont à la musique : une énergie, un feeling qu’il FAUT avoir sinon c’est pas la peine ! Comme je suis un grand fan de Blues, il était certain qu’il me fallait du Mojo… La Box, c’est le nom que JB Lenoir – un immense Bluesman – donnait à sa guitare (écoutez I Feel So Good). Un jour j’ai fait un + un et j’ai trouvé Mojo Box Guitars, des « boîtes à Mojo » : l’objectif de toutes mes grattes !

 

 

Utilises-tu les technologies Roarockit ? Te sont-elles utiles au quotidien ?

J’utilise un kit Thin Air Press TAP 26 et je peux dire sans exagérer que ça change ma vie ! Les collages, en lutherie, sont souvent précis, d’accès complexes, sur des formes compliquée. On doit coller des pièces fragiles (les barrages, par exemple) sur d’autres pièces délicates : coller sous vide permet d’optimiser les pressions à exercer tout en gérant des galbes et des épaisseurs différentes. Idem pour le collage de plaquages de bois sur des formes torturées, par exemple.

Tout ça avec une poche sous vide une simple pompe manuelle : je tire mon chapeau aux concepteurs et je leur dis : merci les gars !

 

Comment as-tu découvert Roarockit ?

En cherchant sur Internet ce type d’équipement, généralement beaucoup plus lourd et cher…

Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Quels sont tes futurs projets ?

J’ai toujours au moins une guitare en chantier, en ce moment une solidbody avec des essences inhabituelles (du Polownia et du Tamarin, entre autres). J’ai également mis au point un modèle acoustique Cross-over à cordes nylon dont la particularité est d’être proposé à un tarif compressé, sous une barre symbolique de 2 000 €, ce qui est peu pour une guitare d’artisan fabriquée comme ses grandes sœurs qui coûtent au moins le double… Cette approche, très militante, qui vise à « démocratiser » la lutherie artisanale me tient beaucoup à cœur.

Au titre des projets, il y a aussi la volonté d’introduire le plus possible des essences de bois locaux comme alternative aux essences tropicales qui deviennent chères et compliquées à utiliser du fait d’une législation très restrictive. Une approche partagée par de nombreux luthiers Français.

Ou peut-on te trouver ? (physiquement si as une boutique ou tous les réseaux web)

Mon atelier est situé dans le centre de Marseille, 27 boulevard de la Corderie, à deux pas du Vieux Port. J’y accueille les guitaristes avec plaisir, également pour les travaux courants de réparation ou de restauration. Je dispose également d’une boutique Reverb, d’un compte instagram et d’une page Pro Facebook. Un site Web est en chantier… Depuis 2 ans ! Ouais, je sais…

Un dernier commentaire ou une spéciale dédicace ? Vas-y c’est ton moment

Eh bien, même si c’est pas trop mon genre, je vais faire une spéciale dédicace à… Moi-même ! Pour avoir eu le cran de quitter, à plus de 50 balais, un job où je gagnais bien ma vie et de tout investir dans une passion qui est devenue mon métier. Avec les incertitudes et les doutes, les cahots financiers, les heures passées sans compter à l’établi, souvent 7 jours sur 7. Pour avoir acquis ces compétences seule, en me relevant tant de fois après m’être cassé la gueule. Pour tout ça, et pour plein d’autres raisons – je dis : bien joué, mec ! ;=)

 

Shaper of the month – Interview Olivier Martinez

Shaper of the month – Interview Olivier Martinez

  • Commençons par une présentation de notre “Shaper of the month”. D’où viens-tu ? Quel âge as-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Tes passions ? N’hésite pas à donner les informations que tu souhaites pour te présenter.

Me présenter en quelques mots ? Je m’appelle Olivier, j’ai 26 ans, et je suis originaire de Rouen (Montmain plus exactement, mais c’est tellement petit que personne ne connait) ! Actuellement, je travaille sur Paris dans le domaine du digital, en tant qu’UX Designer. C’est en parallèle de mes études et de mon travail que j’ai construit mon projet artistique autour du dessin et des boards.

Je consacre également beaucoup de mon temps à mon autre passion qui est le sport, et plus particulièrement les sports de glisses (snowboard, bodyboard, longboard et roller). Je lis également beaucoup de comics.

  • Comment en es-tu arrivé à un projet autour du dessin et des boards ? Connais-tu ce savoir-faire depuis longtemps ? Avec qui as-tu appris ?

J’ai réalisé ma première board en 2015 ! J’étais encore à la fac à ce moment-là. C’était ma vieille board d’enfance qui trainait chez mes parents. Ma mère voulait s’en débarrasser car elle ne servait plus, et j’ai eu l’idée de la poncer et la customiser. J’ai toujours aimé dessiner et c’était l’occasion pour moi de changer de support ! J’ai la chance d’avoir un père bricoleur et une mère créative. La customisation de boards est un joli mixe des deux. J’ai ainsi pu avoir de bons conseils dès le début, et j’ai également beaucoup appris sur le tas. J’estime ne pas être trop maladroit avec mes mains, ça va ! Avec le temps, je suis devenu de plus en plus habile de mes mains.

  • Quel est ta relation avec le dessin ? Quelles techniques utilises-tu pour décorer tes planches ?

Je dessine vraiment depuis tout petit ! J’ai dû commencer quand j’étais au CP et je suis vraiment passé par tous les styles : cartoons, graph, réaliste, etc… Je me suis d’ailleurs lassé du dessin sur papier à un moment donné, et le custom m’a permis d’appréhender de nouveaux horizons. Je me suis ainsi dirigé vers le style comics que j’ai toujours aimé et admiré dans les bandes dessinées.

Pour résumer le processus, la première étape va être de remettre en état la board. Je pars de planche qui sont la plupart du temps très usées. Il y a donc un gros travail pour décaper et poncer la surface. L’objectif est d’arriver à obtenir une surface la plus propre possible, ce qui n’est d’ailleurs pas possible pour des boards trop abimées. Je vais ensuite réfléchir au motif que je vais dessiner dessus, et préparer l’ébauche au crayon (les trais principaux, afin d’avoir des repères). Je passe ensuite à la couleur, avec de l’acrylique pour les aplats quand il y en a, et au posca pour personnages/motifs. Une fois satisfait du rendu, je fixe le tout avec du vernis, en pot ou en spray en fonction du rendu attendu. J’aime tenter de nouvelles choses et pouvoir essayer de nouveaux produits.

Ce qui est vraiment important pour moi, c’est la netteté des couleurs et la précision des détails. C’est un peu ce qui caractérise mon style, avec des contours très marqués. Cela prend beaucoup de temps mais le résultat en vaut la peine !

  • En parlant de comics, quel est ton héro favori, ou celui que tu as le plus lu ?

Si je dois en citer un, ça serait Nova, un héro issu de l’univers Marvel. Ce n’est pas le plus connu des supers héros mais son histoire est vraiment cool ! Sans parler des dessins dans les ouvrages qui sont magnifiques. Je recommande !

  • As-tu un nom d’artiste ? Si oui, a-t-il une signification particulière ? Une histoire ? Si non, as-tu des idées pour ton futur?

Mon nom d’artiste est Zetoon, alias Zit. Il vient du surnom que m’a toujours donné mon père qui a grandi au Maroc, « Zitoune ». En arabe, c’est la traduction d’Olive, le surnom que tous mes amis me donnent. Zetoon est donc un mélange de « the toon », prononcer « zi toon », comprendre « un personnage de cartoon » en anglais et de « Zitoune ». Zit est simplement une abréviation que certains de mes proches aiment utiliser.

Par hasard à vrai dire. Je suis abonné à pas mal de pages orientées skate sur facebook, et l’une d’entre elle faisait une référence à Roarockit. J’ai jeté un œil à tout ça et j’ai adoré. Je me suis ensuite dit que ça serait sympa de partager mon travail et ma passion avec la communauté Roarockit.

  • Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Quels sont tes futurs projets ?

Je bosse sur pas mal de projets en même temps, et j’ai de quoi m’occuper pour minimum les cinq prochaines années ! Je travaille en ce moment sur une série de plusieurs boards, qui sont d’ailleurs bientôt finies. La conception de mon site internet, que je développe avec un ami, est aussi une grosse étape pour la suite de mes projets. En parallèle, j’ai des expositions en cours et à venir, notamment sur Paris et Amsterdam, donc pas mal de choses à préparer.

Mes principaux objectifs pour le moment sont de continuer à peaufiner mon style et ma technique, et de continuer à produire des planches qui me plaisent et qui me ressemblent. Mon but est de réaliser une collection de board à mon image. Je veux aussi continuer à être présent et échanger lors d’expositions et d’événements artistiques à l’international. Je prends des commandes sur mesure et certaines de mes planches sont à vendre mais ce n’est pas le cœur de mon activité.

  • Ou peux-t-on admirer ton travail ? Exposes-tu tes œuvres ?

Ma principale vitrine est Instagram, comme beaucoup d’artistes ! Le nom de mon compte est @Ze.toon, n’hésitez pas à y faire un tour et à vous abonner si cela vous plait ! Comme je l’ai dit un peu plus tôt, mon site internet va arriver, sur lequel on pourra voir mes réalisations, mais pas que. Il y aura beaucoup de contenu que sur ma page Instagram actuelle : il y aura des articles de blogs, des conseils, un shop en ligne et des fan zones.

J’expose assez régulièrement sur Paris, et mes boards sont actuellement au Bauby bar, bar pop culture à côté de Bastille. L’exposition dure deux mois, donc n’hésitez pas à y faire un tour ! Pour voir mes boards, mais pas que : le bar est vraiment super, la déco est juste extra et l’équipe est au top !

 

  • Un dernier commentaire ou une spéciale dédicace ? Vas-y c’est ton moment !

N’hésitez pas à suivre mon travail, il y a beaucoup de chose qui vont arriver !